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Santé financière Marché immobilier

Le marché de l’habitation au Québec : un printemps très actif aux signes de ralentissements pour la deuxième partie de l’année. 


Quoique la classification du marché de l’habitation au Québec demeure de type ‘vendeur’, le marché commence à présenter des signes avant-coureurs de ralentissement. Néanmoins, le marché québécois se démarque par sa vigueur et des prix à la hausse contrairement aux autres provinces canadiennes.  La confiance des consommateurs québécois, affectée par la précarité du marché de l’emploi relié aux industries exportatrices aux États-Unis, mine l’élan des acheteurs de maisons. A moins d’un retournement soudain de la politique américaine au sujet des tarifs sur les importations canadiennes, l’économie québécoise continuera de ralentir, poussant le marché de l’habitation en équilibre en fin d’année 2025.

 

Québec : Ratio des nouvelles inscriptions aux ventes
Données désaisonnalisées

La revente d’unités résidentielles MLS (Multiple Listing Service) a continuer de ralentir en mai comparativement à avril (-0,5%), mais toujours plus actif comparativement à l’an passé (+9%). De son côté, les inscriptions actives MLS recommencent leur ascension lente mais constante. Tel que prévu, la hausse des nouvelles inscriptions en mai (10%), comparativement à la même période l’an passé, alimente l’offre d’unités sur le marché. Le ralentissement de l’emploi à temps plein dans le secteur privé a pris de l’ampleur, spécifiquement pour les  25-44 ans. À surveiller, le mouvement du nombre de maisons à vendre dû à une reprise hypothécaire, quoique non-dramatique, le taux de reprise hypothécaire est comparable à celui de la pré-pandémie.

 

Québec : Ratio des inscriptions en fin de mois aux ventes
Données désaisonnalisées

Par un marché de la revente MLS toujours résilient, la croissance des prix moyens des unités existantes (+7,8%) est à un niveau plus élevé que la moyenne des 10 dernières années (+6%), et plus élevé que le taux d’inflation (2%).  Basé sur les perspectives de ventes et des inscriptions MLS expliquées ci-haut, nous maintenons que la croissance des prix se maintiendra en moyenne dans un interval de 3,5%-5,5% d’ici la fin de l’année 2025, caractéristique d’un marché qui retournera progressivement à « l’équilibre ». 

Région Métropolitaine de Montréal : un marché favorisant les vendeurs par une pénurie d’unités

Le marché de la revente MLS pour la grande région de Montréal favorise les vendeurs.  Non pas par une activité record de ventes d’unités, mais bien par son bas niveau d’inscriptions à vendre.  Et cette situation est d’autant plus vrai pour les maisons individuelles que pour les unités de condominiums, permettant aux vendeurs de vendre leurs unités à des prix plus élevés que le niveau de l’inflation.

Le marché de la revente de maisons individuelles affiche des conditions favorisant largement les vendeur :

  • Pendant que le ralentissement des ventes MLS a ralenti à un niveau comparable à 2012-2014 pour un bassin de ménages potentiels de premiers acheteurs plus élevés;
  • Le niveau d’inscriptions actives MLS (unités à vendre) à son plus bas depuis le début des années 2000;
  • Qui plus est, les mises en chantier de maisons individuelles sont l’affaire de construction ‘sur-mesure’, voire qu’une infime réserve de maisons complétées et disponibles sur le marché 
  • Cet effet de rareté, favorise les vendeurs, maintenant des prix largement à la hausse (+7,6%)
Montréal : Marché de la revente immobilière, maisons unifamiliales
Ventes, inscriptions de fin de mois et nouvelles inscriptions, données désaisonnalisées
Montréal : Indice des prix des propriétés Teranet–Banque Nationale
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Montréal : Marché de la revente immobilière, copropriétés
Ventes, inscriptions de fin de mois et nouvelles inscriptions, données désaisonnalisées
Montréal : Marché de la revente immobilière, copropriétés
Ratio des inscriptions de fin de mois aux ventes, données désaisonnalisées
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Montréal : Marché de la revente, maisons unifamiliales
Ventes, inscriptions en fin de mois et nouvelles inscriptions, données désaisonnalisées
Montréal : Indice des prix des logements Teranet-Banque Nationale
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Évincés non par choix, mais par l’effet de rareté et de l’abordabilité plus difficile des maisons individuelles, les premiers acheteur se tournent vers le marché du condominium ou vers le marché locatif.  Alors que la tendance des ventes MLS est généralement à la hausse depuis 2022, l’offre d’unités neuves n’est pas assez soutenue pour souffrir à cette demande naturellement croissante. Alors que le ciel de Montréal était le décor de grues pour la construction d’unités de condos neufs, la construction d’unité locative a maintenant pris le plateau. Par cette offre de condos existants et neufs non-suffisants, le marché du condominiums existants est favorable aux vendeurs, avec des hausses de prix moyen de 4%-6% annuellement depuis 2022.

Dans la même veine, l’achat d’une unité d’habitation devenant plus dispendieuses pour les premiers acheteurs, ou même pour certains ‘empty-nesters’, ceux-ci se résignent au marché locatif. Pendant ce temps, l’offre de nouvelles unités de condominiums a créé une offre d’unités locatives disponibles, via les nouveaux investisseurs immobiliers, en réponse à la demande croissante provenant des nouveaux ménages locataires qui peuvent se permettre ces unités.  Ainsi, la nouvelle offre d’unités est absorbée par les nouveaux ménages, qu’elle soit issue de l’immigration internationale, interprovinciale ou intraprovinciale.  Ainsi, le taux de vacance des unités locatives à Montréal est moins de 2%, en pénurie de logements, selon un taux d’équilibre de 3%-4%, poussant des hausses moyennes de loyer de près de 7%-10% dans les derniers 12 mois. Compte tenu de la baisse attendue de la demande des acheteurs au cours des prochains, le marché locatif continuera d’être en pénurie de logement en 2025, ce qui favorisera les augmentations de loyers, spécifiquement celles de condos locatifs neufs.

Montréal : Prix des loyers et taux d’inoccupation
Variation annuelle (%) du prix de location d’une chambre comparée au taux d’inoccupation, pour les immeubles de 3 logements et plus.
Montréal : Nouveaux logements
Mises en chantier et permis, corrigés des variations saisonnières aux taux annuels, moyenne mobile sur 3 mois, et inventaire non absorbé*
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